mardi 11 novembre 2014

The Walking Dead : la série qui réveille les morts (2/2)


Des goules et des bulles

Petit rappel de l’histoire : le policier Rick Grimes, alors qu’il tente d’arrêter un prisonnier en cavale avec son collègue Shane, est blessé par balle. Quand il sort du coma, c’est pour se retrouver dans un hôpital qui semble avoir été déserté depuis longtemps, et il tombe assez vite sur ses premiers cadavres réanimés, auxquels il échappe de justesse. Sorti de l’hôpital, il rentre chez lui pour s’apercevoir que sa femme Lori et son fils Carl ont disparu, ainsi que tous les habitants du quartier. Il fait la connaissance de Morgan, qui tente de survivre dans une maison proche avec son fils Duane, et qui se met en devoir de lui expliquer la situation. Passage obligé du cataclysme zombie : mettre au courant le petit nouveau qui débarque sur le champ de bataille : les morts se réveillent et veulent dévorer les vivants, la moindre morsure vous transforme en l’un des leurs et ce n’est qu’en détruisant leur cerveau qu’on peut les « tuer » pour de bon. The Walking Dead se passe dans un monde où il n’a jamais été question du cinéma de Romero : il faut tout réapprendre. Encore une fois, le mot « zombie » n’est presque jamais employé par les personnages. Chaque groupe de survivants a sa propre façon de les nommer : les rôdeurs, les voraces… Au contraire, dans Dead Set, l’un des lofteurs, ne voulant pas croire à une invasion de goules, fait son malin en citant la célèbre réplique de La Nuit des morts-vivants : « They’re coming to get you, Barbra ! » (réplique qui vaut toutes les punchlines de Shakespeare…) Dans les comédies, on cite les sources du genre, mais dans les fictions dramatiques, on repart de zéro : les zombies arrivent dans un monde qui n’a jamais entendu parler d’eux et qui n’est pas du tout préparé à cette invasion.

Apprenant l’existence d’un refuge pour les survivants situé à Atlanta, Rick décide de s’y rendre, pensant qu’il a des chances d’y retrouver sa femme et son fils. Arrivé à destination, il voit qu’Atlanta a été abandonnée, et qu’il n’y a plus là bas que des morts. Il échappe de peu aux morsures grâce à Glenn, un jeune homme qui connaît la ville par cœur et a l’habitude d’y entrer et d’en sortir pour ramener des vivres au campement qu’il partage avec une poignée d’hommes et de femmes. Rick le suit jusqu’à ce campement en bordure de la ville… et retrouve Lori, Carl et même son collègue Shane. Petit à petit, il découvre que le comportement de Shane a changé et qu’il a eu une liaison avec Lori. Les deux hommes vont se battre, et Shane est tué (par Carl dans le comic book, par Rick dans la série).

À partir de ce moment, le récit devient une sorte de road movie : le petit groupe de survivants quitte son campement quand celui-ci est envahi par les rôdeurs, perd quelques membres en cours de route, rencontre d’autres survivants, s’installe pour un moment dans un autre endroit (la ferme d’Hershel) avant de devoir à nouveau déguerpir. Et ce que le lecteur comprend rapidement, c’est que le véritable danger, ce ne sont pas les morts, qui sont lents et idiots et que l’on peut assez facilement gérer tant qu’ils n’attaquent pas en horde, mais bel et bien les autres survivants. Un thème qui était déjà récurrent chez Romero, depuis La Nuit des morts-vivants : l’invasion des zombies serait relativement supportable si les humains autour de nous ne finissaient pas par péter les plombs : psychose pour les uns, volonté de puissance pour les autres, pillages et crimes en tous genres, choix regrettables pour l’ensemble de la communauté (exemple d’erreur récurrente : rester au même endroit en pensant que le gouvernement va bientôt envoyer l’armée pour régler le problème, au lieu de partir à la recherche d’un lieu mieux protégé)…

L’objectif est donc la survie, et le groupe mené par Rick va d’espoirs en désillusions. Le premier lieu qui symbolisera un idéal de survie à long terme est une prison. Une enceinte infranchissable, des murs solides, des vivres et la possibilité de cultiver le sol : une fois le  bâtiment nettoyé de ses inévitables bouffeurs de chairs et réglés les problèmes de voisinage (puisqu’il faut évidemment compter avec les inévitables détenus qui avaient réussi à s’en sortir indemnes), tout devrait effectivement aller pour le mieux. Et c’est au moment où les « rôdeurs » cessent d’être une menace que, bien entendu, le facteur humain vient tout foutre par terre. Une telle forteresse ne peut que faire des envieux, et c’est dans le sang et les larmes que Rick et ce qu’il restera de ses compagnons devront une fois de plus quitter les lieux, assiégés par les hommes du Gouverneur, dangereux psychopathe qui dirige la communauté de Woodbury.



Raconter la suite pourrait paraître monotone : Rick, qui a subi de nombreuses pertes en cours de (dé)route, retrouve Glenn, Maggie, Andrea, Michonne et les quelques autres rescapés, et fait de nouvelles rencontres, notamment celles d’Abraham Ford, Eugene et Rosita, avec qui il prend la route de Washington. Là, découverte d’un nouveau havre de paix, la communauté d’Alexandria, où le groupe va enfin pouvoir baisser les armes… jusqu’à ce que, évidemment, les choses dégénèrent de nouveau. Et rebelote : il faut plier bagages et trouver mieux ailleurs.

Ça n’aurait pas grand intérêt, effectivement, si Robert Kirkman n’était pas un scénariste aussi talentueux. La psychologie des personnages est impeccablement esquissée, et chacun évolue au fur et à mesure que la situation se détériore. Toutes les horreurs qu’ils traversent laissent des traces, et même les héros sont en proie au doute ou à la folie. Rick lui-même accomplit des actes qui peuvent le faire passer pour un barbare aux yeux de ceux qui ne le connaissent pas (et même de ceux qui le connaissent). Même lui n’est pas à l’abri de « péter les plombs » et de mettre ses compagnons en danger. Il ne faut pas trop embêter son fils quand il est dans les parages… Mais malgré tous les échecs, malgré tous les bouleversements qu’il rencontre, il conserve l’espoir de reconstruire la civilisation.

Kirkman a parfaitement intégré l’héritage de Romero. Il y ajoute toutefois une petite touche personnelle : si les survivants pensent d’abord que ce sont les morsures des morts-vivants qui les changent à leur tour en zombie, ils constatent bientôt que ce n’est pas le cas : l’infection est en eux d’avance, et s’ils viennent à mourir même sans avoir été en contact avec les rôdeurs, ils se relèveront. La morsure ne fait qu’accélérer le processus. Et contrairement aux zombies de Romero, qui de film en film évoluent et acquièrent une certaine forme d’intelligence, ceux de Kirkman agissent toujours de la même façon.



Et donc, du coup, la série télé ?

Ah oui, j’étais parti pour vous parler de la série télé, et je me suis perdu en route. En fait, moi, quand on me lance sur les zombies, je ne sais plus m’arrêter…

Comme beaucoup de fans de la bande dessinée, je pense, l’idée même d’une adaptation en série télévisée m’est d’abord apparue comme une aberration absolue. Autant il me semblait que l’arrivée des zombies dans le domaine des comics était novateur (ce n’est plus le cas aujourd’hui, où le thème se décline sur tous les supports), autant je craignais que l’adaptation ne soit pas à la hauteur.

Et il faut bien reconnaître qu’après avoir regardé les six épisodes qui constituaient la première saison, j’avais la certitude que mes soupçons étaient confirmés. Je ne peux pas me mettre dans la tête d’un spectateur qui découvrirait The Walking Dead à travers la série d’AMC, mais je peux témoigner que pour celui qui connaît la BD par cœur, cette première saison est un repoussoir.

Un exemple parlant : l’entrée en matière. Il suffit d’une planche à Kirkman et Tony Moore pour présenter la scène où Rick Grimes, voulant arrêter un détenu en cavale, reçoit sa blessure. La planche suivante consiste en une case unique qui le montre ouvrant les yeux sur son lit d’hôpital. Voilà le décor planté en un rien de temps ! Frank Darabont, le réalisateur de la série, a trouvé le moyen, après une scène d’introduction où l’on voit Rick (Andrew Lincoln) errer dans une station service au milieu d’un véritable cimetière de voitures et rencontrer une fillette zombie avec son ours en peluche, d’opérer un retour en arrière sur le jour où Rick se fait flinguer. Et là, nous avons droit à une interminable scène de discussion entre Shane (Jon Bernthal) et Rick, discussion sur les femmes qui oublient toujours d’éteindre la lumière en quittant une pièce… Bavardage de prostate à prostate qui m’évoque, en moins drôle, la scène du Big Mac entre Travolta et Samuel L. Jackson dans Pulp Fiction, et qui a pour but, évidemment, de nous dépeindre les relations qu’entretiennent les deux flics. Très bien, pourquoi pas ? Mais nous, tout ce qu’on veut, c’est que Rick se prenne sa putain de balle, et que l’histoire commence !

Cette première saison, au fond, n’est pas si médiocre, et chaque nouveau visionnage me le confirme – mais elle souffre de lourds problèmes de rythme. L’essentiel de l’action se concentre sur les quatre premiers épisodes, culminant lors de (attention spoiler !) l’attaque du camp par une troupe de rôdeurs. Les deux derniers épisodes montrent les survivants sur le point de quitter Atlanta, abandonnant l’un des leurs mordu par un zombie, se demandant quelle route prendre, que faire, et faisant escale au CDC, le centre de recherche sur les maladies – épisode qui n’existe pas dans la BD et dont on aurait aussi bien pu se passer dans la série. L’impression qui demeure à la fin de cette brève première saison, c’est que cette série va être molle, et qu’on n’a pas fini de se faire chier. Et qu’en plus, elle ne respecte pas du tout le comic book : qu’est-ce que c’est que cette histoire de CDC ? et pourquoi Shane est toujours vivant, bordel ?

L’erreur serait de s’arrêter à cette première saison, qui ne fait que poser le décor. La deuxième, en précipitant le groupe de Rick sur la route, lance vraiment l’histoire, et chaque personnage se dévoile peu à peu. C’est ici que l’on découvre que Daryl Dixon (Norman Reedus), qui a été inventé pour la série télé, est un personnage génial, dur, taiseux et complexe (et qui fait craquer les filles). Et que si Shane survit un peu plus longtemps dans la série télé que dans le comic book, c’est qu’il ne nous avait pas encore montré toutes les facettes de sa personnalité tourmentée.

Suspense et fan service

La série apporte des personnages tellement attachants (les frères Daryl et Merle Dixon, Beth Greene, Bob ou Tara à partir de la saison 4), qu’on en vient à se dire qu’ils manquent vraiment au comic book. Et d’autres, comme Shane et Carol (Melissa McBride), dont le sort dans la BD est expédié rapidement, ou qui n’ont qu’un rôle anecdotique, prennent chez AMC une toute autre ampleur. Sans parler du Gouverneur (David Morrissey), personnage emblématique de la BD, premier véritable « méchant » que Rick doit affronter. Les lecteurs l’attendaient au tournant, celui-là ! Et il se montre dans la série d’une exquise perversité, dépourvue des attributs caricaturaux du comic. Plus dangereux parce que charmeur (ce que le personnage dessiné par Charlie Adlard n’est pas), intelligent et manipulateur – autre chose que la simple brute épaisse qui annonce avec un sourire, dans la BD, que les « étrangers » comme Rick, Glenn et Michonne, qui viennent de tomber entre ses mains, servent de repas aux « voraces »…

C’est également durant la deuxième saison que l’on comprend que même en connaissant par cœur le comic, on ne saura jamais réellement à quoi s’attendre avec cette série. Et on le comprend en voyant mourir plusieurs personnages dont la durée de vie était nettement plus longue dans les albums. Vous croyiez tout savoir, vous haussiez les épaules devant le suspense de (attention spoiler !) la disparition de la petite Sophia ? « Pfff… On sait bien qu’elle ne meurt pas, Sophia… », vous disiez-vous avec un petit air blasé. Et qui c’est que vous voyez sortir de la grange des Hershel, petite zombette au milieu des zombies ? Eh oui… À partir de ce moment, vous avez compris que vous pouvez remballer vos certitudes – et là, les choses deviennent vraiment intéressantes.



Parce que le génie des créateurs de la série est là : faire en sorte que le suspense agisse aussi bien sur le lecteur du comic que sur celui qui découvre The Walking Dead avec la série. Nous autres, fans de la première heure, on connaît l’histoire par cœur. Au réalisateur, donc, de nous surprendre en retardant certains événements attendus, en apportant des variations et des intrigues supplémentaires… Ce qui paraissait encore mal géré pour la première saison et prend tout son sens dans la deuxième. La ferme d’Hershel, qui n’est qu’une brève escale sur la route des héros dans la BD, devient ainsi le lieu central de la deuxième saison. Et tout en cherchant à ne pas faire ce qu’attendent les fans de la BD, les producteurs, Frank Darabont et Kirkman, s’amusent à multiplier les clins d’œil et à reproduire même de temps en temps certaines scènes à l’identique. On tombe carrément dans le fan service parfois, tellement la ressemblance est poussée à l’extrême : il suffit de comparer Abraham, Rosita et Eugene dans leur version « dessinée » et dans la série pour s’en convaincre. Darabont à poussé le vice jusqu’à faire porter à Chandler Riggs, qui joue Carl, le même tee-shirt que celui qu’il porte dans la BD le jour où il retrouve son père !



Ces petits détails qui n’ont l’air de rien sont des cadeaux que les producteurs font à leurs fans – plaisir de la connivence, du petit truc que seuls les initiés comprennent. Quand Michonne (Danai Gurira) fait son apparition à la fin de la saison 2, ceux qui ne connaissent pas l’histoire voient débarquer une fille bizarre, camouflée sous une capuche, armée d’un katana et accompagnée de deux zombies tenus en laisse, et doivent se poser pas mal de questions sur les intentions de ce personnage. Et ceux qui connaissent boivent du petit lait, parce qu’ils savent déjà qu’avec Michonne, ça va envoyer du lourd…


L’âme des zombies

The Walking Dead réussit l’exploit de proposer une véritable série gore à la télévision. Et pas du gore au rabais, de la boucherie light pour programme familial : ici le sang gicle par litres, les boyaux se répandent au kilomètre, les crânes explosent dans de joyeux fracas d’os… C’est Greg Nicotero, responsable des effets spéciaux chez Romero depuis Le Jour des morts-vivants (1985), mais aussi chez Tarantino, Wes Craven ou Robert Rodriguez, entre autres, qui redonne vie aux cadavres dans la série.

Le dernier épisode de la saison 2 est un véritable chef-d’œuvre. On y voit pour la première fois la formation d’une horde de zombies. Les morts errent sans but dans la ville, dévorant ce qu’ils ont pu trouver de plus frais parmi les cadavres du coin, quand un hélicoptère passe dans le ciel. Aussitôt, ils se lèvent et se mettent en marche dans la direction prise par la boîte de conserve volante. Du temps passe, les morts marchent toujours, sont rejoints par d’autres, leur nombre de cesse de grossir, ils sont bientôt des centaines, même les clôtures ne peuvent arrêter leur marche. La nuit tombe, ils marchent toujours. Le jour se lève, ils marchent toujours. Toujours plus nombreux. La nuit tombe, ils marchent toujours. Ils ont atteint une forêt. Soudain, un coup de feu se fait entendre et tous les morts se tournent pour se diriger dans la direction du coup de feu. Et voilà comment des centaines de morts-vivants vont soudain encercler un groupe de survivants qui se croyait à l’abri.

C’est bien pour ça que les zombies n’ont pas besoin de courir. Croire que la vitesse les rend plus dangereux, comme dans L’Armée des morts ou l’horrible adaptation pillage du roman de Max Brooks World War Z, est une erreur : ce qui rend les zombies redoutables, c’est qu’ils ne s’arrêtent jamais. Ils sont peut-être lents, maladroits et idiots, mais ils n’ont pas besoin de se reposer. Quand votre voiture tombera en panne, ils continueront d’avancer. Quand vous aurez besoin de faire une halte pour dormir, ils continueront d’avancer. Et ils ignorent la peur. Vous pourrez en tuer par dizaines, vous ne dissuaderez pas les autres de vous attaquer. Les morts ne se rendent pas.

Bien sûr, il y a des incohérences scénaristiques et des facilités à la pelle. Comment imaginer qu’après plus d’un an de survie dans un monde dévasté, le groupe de Rick puisse encore trouver de l’essence et des vivres, et gaspiller allègrement ses munitions (alors qu’on sait parfaitement que le bruit des détonations attire les rôdeurs) ? Et quelle chance ils ont, tous, de savoir viser la tête même sur des cibles mouvantes, et de posséder des fusils à pompe qui n’ont jamais besoin d’être rechargés ! C’est la loi du genre : nous sommes face à une série d’action, il y a avec le réalisme quelques accommodements…

Maintenant, ce serait bien de conclure, non ?

The Walking Dead est l’histoire d’individus qui changent. Les morts reviennent à la vie changés en monstres uniquement guidés par le désir de dévorer de la chair humaine, mais les survivants, ceux qui n’ont pas été mordus, changent aussi. L’apocalypse les a fait changer. Au fond, les vivants ne sont pas très différents des morts, et plus le temps passe, plus ce qu’ils doivent faire pour survivre les éloigne de l’humanité.

Vous trouverez toujours des intellectuels, des sociologues passionnés par la question, pour vous expliquer que la renaissance du zombie en ce début de millénaire est dictée par nos fantasmes de fin du monde, fantasmes réactualisés par les attentats du 11 septembre 2001. Ils vous diront peut-être aussi que le zombie, par son aspect crasseux et repoussant, par la masse d’individus qu’il finit par former, toujours plus nombreuse, est également une figure du peuple en marche – un peuple dénué de colère, de révolte, dégagé de l’idée même de collectivité : des centaines d’individualités maintenues debout par la seule volonté d’avancer pour vous dévorer. Autres pistes : le zombie nous amène à réfléchir à la place que nous laissons à la mort dans nos sociétés modernes. Il relance le tabou du cannibalisme. Il est aussi le symptôme de notre peur de l’aliénation : j’aime ma femme et mes enfants, mais si je devenais fou, si je « changeais » soudain, peut-être deviendrais-je un danger pour ma femme et mes enfants…

Toutes ces réflexions sont très intéressantes, vraiment. Mais au fond, je préfère encore l’analyse du geek de base, selon qui « les zombies, c’est cool, parce que ça bouffe les gens. »



            

4 commentaires:

Pierre Driout Hocus Pocus a dit…

Ca fait plaisir tous ces gens qui ont un féroce appétit après leur petit voyage au pays des morts !

Raphaël Juldé a dit…

L'outre-tombe, ça creuse !

Pierre Driout a dit…

C'est un club très fermé quand même !

FIFI le FOU a dit…

Les fantasmes de fin du monde ne sont pas la seule raison;une autre explication reste possible : les gens vivent comme des geeks et sont tres bien placés pour justifier leur analogie aux zombies. Ils sont justement devenus des zombies !